Pourquoi et comment agir ?

 Vous visez un des objectifs suivants :

  • Adapter votre entreprise aux exigences du marché, aux changements organisationnels et aux mutations technologique
  • Faire évoluer votre système de production,
  • Optimiser votre image,
  • Prévenir et réduire les accidents de travail,
  • Privilégier l'évolution interne de vos salariés et résoudre des difficultés de recrutement,
  • Vous engager dans une démarche qualité.

Et au moins un salarié de votre entreprise rencontre des difficultés dans les savoirs de base (Lire, écrire, compter, comprendre, ...)

Il existe des outils pour agir qui vous permettront d’inscrire une réponse formation dans un plan de formation global au service d’une « logique de compétences » et de la gestion des ressources humaines de l’entreprise.

Comment ?

Les évolutions des contextes économiques ont bouleversé les règles traditionnelles des systèmes de production, aujourd’hui les enjeux sont devenus la réactivité, la diversification et le renouvellement accéléré des productions. Cela impact les organisations pour les inscrire dans une «logique de compétences» qui s’appuie sur un élargissement des métiers, des rôles et de l’autonomie des opérateurs. Dès lors, la mobilisation des salariés face à ces évolutions s’accompagne pour l’entreprise d’un surcroit d’exigence aux niveaux de :

  • l’accroissement de la polyvalence
  • l’autonomie des équipes et des salariés (prises d’initiatives, capacités d’adaptation, travail d’équipe)

L’inscription dans une telle logique, doit s’inscrire dans la durée (démarche de processus) et s’ancrer sur un développement des compétences.
Aujourd’hui, la non maîtrise des savoirs de base constitue un obstacle et un facteur déterminant de risques d’exclusion pour le salarié et d’adaptabilité pour l’entreprise. La réforme 2014 de la formation professionnelle a pour objectif de faire de la formation un levier pour sécuriser l’emploi et favoriser la compétitivité des entreprises. « Elle fait du socle de connaissances et de compétences professionnelles défini par le décret du 13 février 2015 une première marche qui ouvre la voie aux formations techniques. Il fera l’objet, à l’issue d’une formation sur mesure, d’une certification offrant ainsi une reconnaissance aux personnes de leur capital de compétences de base puisque c’est bien de cela dont il s’agit : comprendre, s’exprimer à l’oral, lire, écrire, se repérer dans l’univers des nombres, résoudre un problème en utilisant les quatre opérations, se repérer dans l’espace, renseigner un formulaire numérique …(Marie Thérèse Geffoy, Hervé Fernandez, ANLCI) ».

Une réponse : La formation de base

La formation de base et/ou linguistique en entreprise a pour objectif l'acquisition ou le développement des compétences en liens avec le contexte professionnel et l'activité de travail. Elle doit s'appuyer sur les situations concrètes de travail, et viser conjointement l’apprentissage des savoirs de base et la maîtrise de la langue française nécessaires à l'acquisition des compétences visées. C’est donc opter pour une réponse formation sur mesure, ancrée sur l’activité, adaptée aux besoins et aux contraintes de l’entreprise, car une bonne intervention en entreprise est un processus fait d’allers-retours permanents.
La réforme de la formation professionnelle s’attache à faciliter l’accès à la formation de ceux qui en ont le plus besoin et aux moins qualifiés, avec des financement ciblés sur les personnes qui ne maîtrisent pas les compétences de base (FSPP, OPCA, Régions). Le socle de connaissances et de compétences professionnelles déjà évoqué par les partenaires sociaux dans l’ANI du 5 octobre 2009 voit donc sa mise en œuvre concrétisé par la loi du 5 mars 2014.

Le Socle de connaissances et de compétences professionnelles

Le décret du 13 février 2015 définit le socle comme « l’ensemble des connaissances et compétences qu’il est utile pour un individu de maîtriser afin de favoriser son accès à la formation professionnelle et son insertion professionnelle (…). Ces connaissances et compétences sont également utiles à la vie social, civique et culturelle de l’individu ».
Le socle est accompagné de deux référentiels : celui des connaissances et de compétences et celui de la certification, complété des principes directeurs à appliquer pour évaluer les acquis. Son contenu a été écrit de façon suffisamment large afin que chaque branche ou région en assure l’adaptation pertinente et la contextualisation, au regard  du métier occupé ou de l’environnement professionnel et territorial de l’individu. Toutefois, ce travail d’adaptation ne peut avoir pour conséquence.
Il couvre sept domaines : les trois premiers concernent la communication en français et l’utilisation des règles de base de calcul, l’utilisation du numérique.
En amont, la formation peut comprendre une évaluation préalable des bénéficiaires et en aval elle doit déboucher sur une certification. Le socle de connaissances et de compétences professionnelles est défini comme global et générique même s’il peut faire l’objet d’une contextualisation à l’environnement professionnel.

Les sept domaines du socle :

  • la communication en français,
  • l’utilisation des règles de calcul et du raisonnement mathématique,
  • l’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique,
  • l’aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe,
  • l’aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel,
  • la capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie,
  • la maîtrise des gestes et postures et des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires.

Pour chacun des grands domaines du socle, le Comité Paritaire National interprofessionnel de l’Emploi et de la formation (COPANEF) a listé des compétences de base à posséder et pour chaque domaine, le référentiel décrit les activités correspondantes.
Pour acquérir la certification du socle de connaissances et de compétences, la personne doit maîtriser l’ensemble des compétences listées des sept domaines. Les sept domaines du socle pourront être certifiés de manière autonome indépendamment les uns des autres. Les formations devront comprendre une évaluation préalable des connaissances et des compétences des bénéficiaires.
La phase d’évaluation et celle de formation devront être dissociées. La certification du socle est garantie par le COPANEF. Il peut-être complété par des actions de pré qualifications.
Inscrit de plein droit à l’inventaire et éligible au CPF (Compte personnel de formation), le socle peut aussi relever d’un CIF (Congé individuel de formation), du plan de formation de l’entreprise ou encore d’une période de professionnalisation.
Les formations pour l’acquisition du socle mises en œuvre dans le cadre du compte personnel de formation (CPF) répondent à la volonté de mettre en place un droit opposable, mobilisable par les personnes. Elles s’ajoutent donc à tous les autres dispositifs déjà mobilisées pour lutter contre l’illettrisme (actions mises en œuvre à l’initiative des branches professionnelles, actions de formation inscrites dans le plan de formation à l’initiative de l’employeurs, programme Compétences clés transféré par l’Etat aux conseil régionaux (dispositif ETAPS en PACA), actions des Conseils Généraux, des Fondations, des partenaires de la société civile)

Le CPF, un levier pour la formation des personnes fragilisées

Le Compte personnel de formation (CPF), depuis janvier 2015 permet à chacun d’évoluer tout au long de sa vie professionnelle en bénéficiant de formations indemnisées.  Le CPF est un droit attaché à la personne et non à son statut.
L’intégration du socle de connaissances et de compétences professionnelles dans les formations éligibles au CPF constitue une avancée pour les personnes qui ne maîtrisent pas les compétences de base.
Il peut être articulé avec l’ensemble des dispositifs de formation : période de professionnalisation, CIF, plan de formation, contrat de sécurisation professionnelle, POE (Préparation opérationnelle à l’emploi) et cette souplesse offre aux personnes concernées des conditions optimales d’accès à la formation.
Le CPF est alimenté de 24 heures par an durant les 5 premières années, puis de 12 heures durant 2 années et demi soit un plafond de 150 heures, et ce pour les salariés à temps plein. Ce compte commence à s’alimenter dès le début de la vie professionnelle et se conserve d’une entreprise à l’autre ainsi qu’au chômage.

Il est activable sur le site Mon compte formation à partir de ses identifiants d’état civil et de son numéro de sécurité sociale. 

À consulter :

  "Développer les compétences de base en entreprise"
actes de la table ronde 2 : Comment agir?  





Retour au sommaire         Rubrique suivante

Partenaires

  • Préfecture PACA
  • Région PACA
  • ANLCI

Le CRIA

  • Centre Ressources Illettrisme et Analphabétisme
    de la région Provence Alpes Côte d’Azur

    3 Cours Joseph Thierry 13001 Marseille 
  • 04 91 08 49 89   

Accès